Révolutionnez votre Frappe : La Préparation Physique pour les Combattants, de l'Instinct à la Science
Du dojo au labo : Pourquoi la technique seule ne vous mènera pas au sommet
Pour beaucoup, l’essence des sports de combat réside dans la pureté de la technique. Qu’il s’agisse de la fluidité d’un kata de Nippon Kempo ou de la précision d’un double direct en boxe, l’idée que la maîtrise gestuelle est l’unique chemin vers la victoire est un mythe tenace. Cette vision, si elle peut sembler traditionnelle, soulève une question fondamentale : si l’on s’entraîne à faire des techniques pour être meilleur en techniques, et non pour gagner des combats, l’objectif n’est-il pas faussé?
Pourtant, la philosophie du Nippon Kempo, héritée du « Samurai spirit », met un point d’honneur à la « santé des combattants » en utilisant une armure qui permet un entraînement réaliste sans risque de blessure. C’est l’essence même d’une pratique axée sur le développement personnel et la maîtrise technique, plutôt que sur le KO.
Alors, comment réconcilier la tradition avec les exigences de la performance moderne? La réponse se trouve dans un équilibre ancien et profond : celui du Shin-Gi-Tai. L’esprit (Shin), la technique (Gi) et le corps (Tai). Les arts martiaux traditionnels se concentrent souvent sur les deux premiers. Mais dans l’arène contemporaine, qu’elle soit le ring, le tatami ou l’octogone, la troisième composante est devenue le facteur limitant ou, au contraire, l’accélérateur de performance par excellence.
Il est temps de dépasser les mythes et d’aborder la préparation physique non plus comme un complément, mais comme un pilier central de votre développement. En effet, elle sert aussi à protéger le corps contre les blessures en renforçant les articulations et les muscles souvent sollicités. Le renforcement des épaules, en particulier pour les poids lourds, est vital pour prévenir les blessures de l’articulation acromio-claviculaire dues aux frappes répétées. De plus, un travail sur les déséquilibres et la proprioception peut protéger les genoux, sujets aux torsions lors des coups de pied circulaires. Cet article explore les fondements physiologiques et les stratégies d’experts reconnus dans le domaine pour vous aider à transformer votre corps en une machine de combat optimisée, où chaque coup, chaque déplacement et chaque action est soutenu par une science rigoureuse.
L’ADN du Combattant : Au-delà du « Plus, C’est Mieux »
L’un des plus grands malentendus dans l’entraînement du combattant est la confusion entre l’effort et la performance. S’épuiser n’est pas synonyme de progresser. Pour atteindre l’excellence, il faut d’abord comprendre les qualités physiques spécifiques qui transforment un pratiquant assidu en un combattant redoutable.
Les Trois Qualités Capitales : Force, Puissance et Endurance
Dans le domaine de la performance sportive, la force et la puissance sont souvent utilisées de manière interchangeable, mais elles représentent des concepts distincts et cruciaux. La force est la capacité de votre corps à exercer une tension sur un objet ou à déplacer une charge, tandis que la puissance est la capacité de déplacer cette même charge à une vitesse donnée. La relation se résume par la formule mathématique simple : Puissance=Force×Vitesse.
Cette distinction a des implications directes sur la performance en combat. Un athlète peut posséder une force brute considérable, lui permettant de déplacer des charges lourdes en musculation, mais s’il manque de vitesse, sa puissance de frappe ou de projection sera limitée. À l’inverse, certains combattants sont capables de lancer des centaines de coups, témoignant d’une grande endurance musculaire et cardiovasculaire, mais peinent à infliger des dégâts significatifs. Ce type d’athlète, souvent à dominante de fibres musculaires à contraction lente, excelle dans les efforts prolongés comme la course, mais lutte pour répéter des mouvements explosifs. La préparation physique moderne vise précisément à corriger ce déséquilibre en développant non seulement la capacité à frapper (force), mais surtout la capacité à frapper avec un impact dévastateur (puissance).
Le profil physiologique du combattant est en réalité un mélange complexe de qualités : l’endurance cardiovasculaire, la force musculaire, l’explosivité, mais aussi la flexibilité et la mobilité. L’action en combat est une succession d’efforts de très haute intensité (anaérobie alactique), de haute intensité (anaérobie lactique), et de phases de récupération active ou passive (aérobie). Un entraînement efficace doit donc développer ces différentes filières énergétiques de manière harmonieuse et spécifique.
De l’Analyse à l’Action : Le Bilan de Santé du Combattant
La première erreur que commet un athlète est souvent de se lancer dans un programme d’entraînement générique, copié sur YouTube, sans savoir si celui-ci correspond à ses besoins réels. Des préparateurs physiques de renom insistent sur une approche inverse. Selon eux, la première étape n’est pas de s’entraîner, mais d’évaluer ses faiblesses, qu’ils appellent les « facteurs limitants » (rate-limiting factors). Cette approche est un changement de paradigme fondamental : au lieu de faire plus de ce que l’on fait déjà bien, il faut identifier et combler les lacunes qui empêchent la progression.
Un combattant peut par exemple avoir une excellente endurance mais une puissance faible, ce qui l’empêche de finir ses adversaires, ou être très fort mais s’essouffler dès le deuxième round. Pour ces experts, la clé est de diagnostiquer cette faiblesse avant d’élaborer une stratégie d’entraînement ciblée. Cette approche permet de transformer un entraînement qui pourrait être contre-productif, menant au surentraînement ou à la stagnation, en un processus de développement efficace et mesurable.
Pour l’athlète amateur, une auto-évaluation simple peut être un point de départ. En s’inspirant des méthodes de tests scientifiques, un combattant peut évaluer sa condition physique générale. Voici quelques-uns des tests les plus pertinents pour les sports de combat, accompagnés d’une brève description de ce qu’ils permettent de mettre en évidence :
Endurance Cardiovasculaire : Le test du demi-cooper ou du VAMEVAL. Ces tests mesurent la capacité aérobie, c’est-à-dire la capacité du corps à utiliser l’oxygène pour maintenir un effort sur une longue durée.
Vitesse et Coordination : Le test navette 10 x 5 m ou des sprints sur 10 et 20 mètres. Ces tests permettent d’évaluer la vitesse, l’accélération et la coordination, des qualités fondamentales pour les déplacements et les enchaînements en combat.
Endurance de Vitesse Spécifique : Répéter des séquences de frappes de 5 secondes sur un sac avec 25 secondes de récupération. Ce test évalue la capacité à répéter des efforts de haute intensité tout en maintenant une bonne qualité de frappe.
Gainage : La tenue isométrique en planche ou le test de Sorensen. Le gainage général et le test de Sorensen en particulier, qui mesure l’endurance des muscles lombaires et extenseurs du dos et des hanches, sont essentiels pour évaluer la stabilité du tronc, cruciale pour l’efficacité des frappes et la prévention des blessures.
Puissance Explosive : Le test de saut en longueur sans élan (Broad Jump). Ce test évalue la force explosive des jambes et des hanches, soit la capacité à produire une contraction musculaire maximale en un minimum de temps.
Force de Frappe : Des tests spécifiques de force de frappe peuvent être réalisés avec un dynamomètre ou un landmine punch test pour mesurer la vitesse et la force des coups. Cela permet d’identifier si l’athlète a besoin de travailler sa vitesse ou sa force de frappe.
Ces tests ne sont pas un but en soi, mais un moyen de définir une base de référence quantifiable. Ils permettent de comprendre où se situent les forces et les faiblesses, et de mesurer les progrès de manière objective. C’est cette compréhension des besoins individuels qui est le point de départ de toute préparation physique réussie.
Planifier la Victoire : La Périodisation, une Stratégie de Champion
L’entraînement sans planification est comme un combat sans stratégie : il peut fonctionner un temps, mais il mène inévitablement à l’échec. La progression n’est pas une ligne droite, et le corps humain a besoin de variations pour continuer de s’adapter. Ignorer cette réalité conduit au fameux « plateau », où l’athlète stagne malgré des efforts constants.
Échapper au Plateau : Pourquoi la Périodisation est vitale
L’entraînement constant à haute intensité, en plus de conduire à l’ennui et à la stagnation, augmente significativement le risque de blessures. Pour éviter ce piège, les experts ont depuis longtemps adopté le principe de la périodisation, définie comme la manipulation planifiée des variables d’entraînement (charge, séries, répétitions, temps de repos) afin de maximiser les adaptations et de prévenir le surentraînement.
Le fait de varier le stimulus d’entraînement empêche le corps de s’adapter de manière rigide et le force à se renforcer en permanence. C’est une stratégie qui non seulement optimise la progression, mais assure également la sécurité de l’athlète, en particulier pour les personnes plus âgées ou celles qui ont des douleurs.
Les Modèles de la Science : Un Plan pour chaque Combattant
La périodisation n’est pas une méthode unique, mais une philosophie qui peut être appliquée de différentes manières selon les objectifs et le calendrier de compétition du combattant. L’approche est directement liée au nombre de combats ou de compétitions par an.
Périodisation Linéaire (LP) : Ce modèle classique, souvent associé au scientifique russe Leo Matveyev, consiste à diminuer progressivement le volume d’entraînement tout en augmentant l’intensité à l’approche de la compétition. C’est une approche idéale pour les athlètes qui visent un unique pic de performance par an, comme c’était le cas des haltérophiles olympiques.
Périodisation Non-Linéaire (NP) : À l’inverse, ce modèle fait varier la charge et le volume chaque semaine, permettant de travailler plusieurs qualités physiques (force, vitesse, puissance) simultanément. C’est un modèle particulièrement bien adapté aux combattants de MMA amateurs qui peuvent avoir plusieurs combats sur une courte période, car il aide à maintenir la condition physique générale sans le risque de désentraînement. Selon une méta-analyse, la manipulation quotidienne du programme semble plus bénéfique qu’un entraînement non-périodisé, même si la différence d’efficacité entre la périodisation linéaire et non-linéaire n’est pas toujours statistiquement significative.
Périodisation par Bloc : Ce modèle avancé consiste à concentrer l’entraînement sur une qualité spécifique dans des phases courtes et intensives (blocs), telles que l’accumulation, la transmutation et la réalisation. Cette approche est de plus en plus populaire et se montre très prometteuse pour les athlètes de haut niveau ayant de multiples événements dans l’année. Elle permet des gains plus importants en force et en puissance par rapport au volume d’entraînement total.
Le choix du modèle de périodisation est une compétence en soi. Un plan inadapté, comme une périodisation linéaire pour un combattant de MMA qui a un combat tous les deux mois, peut conduire à un développement insuffisant des qualités nécessaires ou, pire, à un surentraînement chronique. C’est pourquoi la planification est un art qui transforme l’athlète en stratège de sa propre performance.
L’Affûtage : Le Secret pour être au top le jour J
L’affûtage, ou tapering, est la phase finale et souvent la plus critique de la préparation physique. Il s’agit de la période juste avant une compétition où le volume d’entraînement est drastiquement réduit afin de dissiper la fatigue, tout en maintenant l’intensité pour conserver les adaptations neuromusculaires. Selon les études scientifiques, un affûtage optimal est observé pour une période de deux semaines.
L’idée principale est de diminuer le volume de 40 à 60% tout en maintenant l’intensité élevée. Cette approche contredit la croyance populaire qui voudrait que l’athlète se repose totalement la semaine précédant un combat. La science démontre que maintenir l’intensité est la clé pour conserver la capacité de transport de l’oxygène dans le sang, les processus oxydatifs au niveau musculaire et, surtout, la force et la puissance.
Une étude sur des lanceurs a comparé un affûtage à charges lourdes (HCA) et un affûtage à charges légères (BCA). Les résultats sont éloquents : si la performance finale a augmenté dans les deux groupes, l’affûtage à charges lourdes a entraîné une amélioration supérieure de la force maximale (+5.9%) et de la puissance explosive au squat jump (+5.1%) par rapport au BCA. Cette découverte souligne le rôle crucial de la charge dans la phase d’affûtage et montre que le repos total n’est pas toujours la meilleure stratégie pour la performance.
La planification, et en particulier l’affûtage, ne sont pas de simples étapes à cocher. Ce sont des processus dynamiques qui exigent une écoute attentive de son corps et un ajustement constant des paramètres d’entraînement. C’est en respectant ces phases que le combattant s’assure d’être au sommet de son art, physiquement et mentalement, le jour J.
La Boîte à Outils de l’Élite : Méthodes et Exercices d’Experts
Si la planification est la carte, les exercices sont le terrain. Cependant, tous les outils ne se valent pas, et la sélection de mouvements qui ont un « transfert » direct vers la performance en combat est essentielle.
L’approche neuromusculaire
Le mythe selon lequel la musculation rendrait lent et raide est l’un des plus courants dans les arts martiaux. La réalité, comme l’expliquent de grands préparateurs, est tout autre. Un entraînement intelligent, correctement dosé, ne rend pas l’athlète plus lent, il renforce la connexion entre le cerveau et les muscles, ou ce que l’on appelle le « neural drive ».
Ces experts se concentrent sur des approches qui optimisent cette connexion. Ils sont un fervent partisan des isométries (contractions statiques) pour améliorer la capacité du système nerveux à envoyer un signal plus fort aux muscles. Ils décrivent également le mouvement explosif comme étant « triphasique » : une activation de l’agoniste, suivie d’une relaxation de l’antagoniste pour l’accélération, puis une co-contraction de l’antagoniste pour stabiliser le mouvement et permettre un second pic de force. Un entraînement qui ignore cette complexité ne développe pas une puissance fonctionnelle.
Dans leur travail avec une athlète de karaté de haut niveau, ils expliquent qu’ils ne soulèvent presque pas de poids, à l’exception d’un mouvement d’haltérophilie. L’essentiel du travail de force est réalisé avec un volant d’inertie (flywheel) et des exercices de pliométrie. Cette méthode, loin du travail d’isolation des haltères, se concentre sur la force d’absorption et la vitesse. Cela prouve que la force et la puissance d’un combattant ne se construisent pas nécessairement avec des charges lourdes, mais avec des outils qui stimulent le système nerveux pour une meilleure coordination et une production de force plus rapide.
Force Fonctionnelle et Explosivité
Pour certains experts, l’équipement le plus sophistiqué n’est pas toujours le plus efficace. Leur approche de la « force fonctionnelle » met l’accent sur les outils et les mouvements qui imitent directement les actions du combat. La kettlebell est l’un de leurs outils de prédilection, car des exercices comme le swing, le clean et le turkish get-up travaillent la chaîne postérieure et les muscles de l’épaule, du dos, des jambes et des bras de manière explosive. Ces mouvements développent non seulement la puissance, mais aussi la coordination et l’équilibre.
Ces experts insistent sur l’importance de travailler dans des mouvements latéraux et de rotation pour pouvoir « entrer et sortir rapidement de la poche ». Pour les pratiquants qui n’ont pas accès à une salle de musculation, une routine au poids de corps peut être tout aussi efficace. Voici un exemple de circuit inspiré de ces méthodes :
Skater Bounds : 12 séries de 2 répétitions par côté, avec 45 secondes de repos. Cet exercice développe la capacité à se déplacer latéralement dans le ring ou la cage. (Cliquez )
Reactive Broad Jumps : 8 séries de 2 répétitions, avec 30 secondes de repos. L’objectif est de minimiser le temps de contact au sol entre chaque saut pour développer la force de production réactive. (Cliquez )
Plyometric Push-Ups : 9 séries de 3 répétitions, avec 30 secondes de repos. Cet exercice développe la puissance explosive dans le haut du corps, essentielle pour la force de frappe. (Cliquez)
Sprinter Sit-Ups : 4 séries de 10 répétitions. Un exercice de gainage dynamique qui renforce la rotation et la flexion du tronc. (Cliquez )
Ces exercices illustrent le fait qu’une préparation de qualité n’est pas une question d’équipement, mais de compréhension des principes physiologiques et de sélection des mouvements pertinents pour l’activité pratiquée.
La Pliométrie pour la Vitesse de la Force
Un expert reconnu et formateur en préparation physique, est un fervent défenseur de la pliométrie. Cette méthode d’entraînement se base sur le cycle étirement-raccourcissement, comme lors d’un saut, pour transformer la force acquise en puissance explosive. La pliométrie est l’outil par excellence pour améliorer la « vitesse de montée en force », c’est-à-dire la capacité à produire un maximum de force dans un laps de temps très court.
Cette capacité est directement transposable aux coups de pied, aux coups de poing et aux projections, où la puissance est le facteur décisif. En travaillant la pliométrie, le combattant ne se contente pas d’être fort, il apprend à utiliser cette force avec une efficacité maximale dans le temps contraint de l’action martiale. La pliométrie fait le pont entre le travail de force en salle et la performance spécifique du combat, et elle est un élément central de toute préparation physique pour un sport de combat.
Le Cœur du Champion : L’Entraînement Invisible et la Résilience Mentale
La performance d’un athlète ne se limite pas à ce qu’il accomplit pendant ses heures d’entraînement. C’est un concept englobant qui intègre des choix de vie et des stratégies qui se déroulent en dehors du dojo ou de la salle de sport. L’entraînement invisible et la force mentale sont des piliers fondamentaux qui différencient les bons combattants des grands champions.
La Récupération : Une Arme Secrète Trop Souvent Ignorée
L’entraînement intense crée des dommages microscopiques aux muscles et met le système nerveux à rude épreuve. C’est durant la phase de récupération que le corps se répare, se renforce et assimile les adaptations de l’entraînement. Ignorer l’importance du repos, de la nutrition et de l’hydratation, c’est se tirer une balle dans le pied. Une hydratation insuffisante peut entraîner une perte de performance de 5% pendant un effort d’endurance.
La qualité du sommeil est particulièrement cruciale, car c’est pendant le sommeil que les processus de réparation et de croissance musculaire sont les plus actifs. De plus, des périodes de « recharge », planifiées après une phase intensive, sont essentielles pour éviter l’épuisement physique et mental.
Voici une liste simple d’actions concrètes pour optimiser sa récupération :
Catégorie | Actions |
Sommeil | Viser 7 à 9 heures de sommeil de qualité par nuit pour permettre au corps de se réparer et au système nerveux de se régénérer. |
Hydratation | Boire 2 à 3 litres d’eau par jour, en augmentant la quantité pendant et après les séances d’entraînement intenses. |
Nutrition | S’assurer d’un apport suffisant en protéines pour la réparation musculaire et en glucides pour reconstituer les réserves d’énergie. |
Techniques de récupération | Intégrer des techniques comme les étirements dynamiques et statiques pour réduire les douleurs musculaires et accélérer la récupération. |
L’Autre Combat : La Force Mentale et la Résilience
Au-delà de la condition physique, la résilience mentale est un atout qui ne s’entraîne pas avec des poids ou des circuits, mais qui est forgé par l’expérience. Les compétitions amateurs de MMA, par exemple, sont un véritable test de caractère. Certains combattants doivent enchaîner deux, voire quatre combats sur un week-end, parfois à des centaines de kilomètres de chez eux. Ce n’est pas seulement un défi physique, mais aussi un « marathon » mental qui met à l’épreuve la capacité à gérer la fatigue, la pression et la douleur.
Cette capacité à se dépasser malgré l’épuisement est une qualité aussi vitale que la puissance d’une frappe. La préparation physique et mentale se nourrissent mutuellement. Un corps fatigué mettra à l’épreuve la volonté de l’esprit, et une volonté de fer peut permettre à un corps de continuer à se battre au-delà de ses limites perçues. Les plus grands champions sont ceux qui possèdent les deux.
FAQ : Vos Questions, Nos Réponses
1. La musculation me rendra-t-elle plus lent et raide pour ma pratique martiale?
Non, c’est un mythe. Une musculation ciblée, axée sur la force et la puissance fonctionnelle, rend l’athlète plus rapide et plus explosif. Le problème ne vient pas de la musculation elle-même, mais d’une mauvaise programmation qui ne correspond pas aux besoins spécifiques du combattant.
2. Les arts martiaux ne se suffisent-ils pas à eux-mêmes pour se préparer physiquement?
La pratique des arts martiaux est un excellent entraînement complet. Cependant, à moins d’une pratique très intense et régulière, la préparation physique complémentaire est essentielle pour corriger les déséquilibres musculaires, améliorer la performance et éviter la stagnation.
3. J’ai un « plateau » et je ne progresse plus, que dois-je faire?
Le plateau est un phénomène normal causé par l’adaptation du corps à un même stimulus. La solution est la périodisation, qui consiste à varier les paramètres d’entraînement (charge, volume, intensité) pour continuer à progresser.
4. Quelle est la différence entre force et puissance?
La force est la capacité de votre corps à déplacer une charge, tandis que la puissance est la capacité de déplacer cette charge à une vitesse donnée. La puissance est une combinaison de force et de vitesse et est cruciale pour la force de frappe et l’explosivité.
5. Quels sont les principaux risques de blessures dans les sports de combat?
Les risques de blessures proviennent principalement des chocs reçus. Une attention particulière doit être portée à l’articulation acromio-claviculaire, en particulier pour les poids lourds, et aux genoux, qui sont soumis à des torsions lors des coups de pied circulaires.
6. Quels types d’exercices sont les plus efficaces pour un pratiquant de Nippon Kempo?
Le Nippon Kempo, un art martial japonais, utilise un large éventail de techniques, y compris les techniques de frappe, de projection et de soumission. Les exercices qui développent la puissance des hanches et des jambes, la force de frappe et le gainage sont particulièrement pertinents. Les exercices de base (kihon waza) du Nippon Kempo, qui incluent les techniques de poing (kobushi-no-waza), de pied (keri-waza), de parade (uke-waza) et d’esquive (kawashi-waza), sont le fondement de la discipline.
7. Je suis débutant, par où commencer ma préparation physique?
Commencez par une phase de transition pour réhabituer votre corps à l’effort. Concentrez-vous sur des footings pour l’endurance et des exercices de gainage et de pompes pour la force générale. Vous pouvez ensuite introduire des circuits de cross-training avec du matériel léger.
8. Faut-il s’étirer avant ou après l’entraînement?
Il est recommandé de faire des étirements dynamiques avant la séance pour préparer les muscles et les articulations à l’effort. Les étirements statiques sont plus appropriés après l’entraînement pour améliorer la flexibilité et la récupération.
9. Quel matériel est nécessaire pour une bonne préparation physique à la maison?
Vous n’avez pas besoin d’une salle de sport complète. Une corde à sauter, des kettlebells, des élastiques et un médecine-ball sont d’excellents outils. Les exercices au poids de corps sont aussi très efficaces pour développer l’explosivité et la force fonctionnelle.
10. Combien de séances de préparation physique par semaine sont idéales?
Pendant les périodes de préparation, 3 créneaux de 45 à 50 minutes par semaine sont conseillés. En période de compétition, 2 séances plus courtes de 30 minutes peuvent suffire pour maintenir les acquis sans fatigue excessive.
11. Que faire si je me sens fatigué pendant ma préparation?
Écoutez votre corps. La récupération est une partie intégrante de l’entraînement. Ne pas se reposer suffisamment peut compromettre votre progression. Le sommeil de qualité est une priorité pour la réparation musculaire et la régénération du système nerveux.
12. Comment puis-je obtenir un programme de préparation physique adapté?
Vous avez des questions sur votre propre développement? Vous souhaitez un programme de préparation physique sur mesure pour votre discipline, notamment le Nippon Kempo? N’hésitez pas à me contacter directement. En tant que coach sportif et instructeur de Nippon Kempo depuis plus de 30 ans, je serai ravi de vous accompagner dans votre progression et de vous aider à atteindre vos objectifs.
Conclusion : Le Combattant Complet : Quand la Science rencontre l’Esprit Martial
Le chemin vers l’excellence en sports de combat ne se résume plus à la seule technique. Il est un voyage où la tradition de l’esprit martial rencontre la rigueur de la science moderne. En tant que combattant, votre progression dépend de votre capacité à adopter une approche globale et planifiée, en transformant chaque aspect de votre entraînement et de votre vie en un atout pour la performance.
Pour ce faire, voici les étapes clés à suivre :
Auditez vos faiblesses : Suivez le modèle des experts et identifiez vos facteurs limitants. Êtes-vous un « puncheur de volume » qui manque de puissance, ou un athlète puissant qui manque d’endurance? C’est en répondant à cette question que vous définirez votre stratégie.
Planifiez votre progression : Échappez à la stagnation en utilisant les principes de la périodisation. Que vous optiez pour un modèle linéaire ou non-linéaire, la planification est la clé pour éviter les plateaux et maximiser vos gains.
Choisissez vos outils judicieusement : Ne vous fiez pas aux mythes. Les isométries, la pliométrie et les kettlebells ne sont pas de simples « gadgets », mais des méthodes validées par la science et utilisées par l’élite pour développer une force et une puissance qui se transfèrent directement sur le ring.
Maîtrisez l’art de la récupération : Ne négligez pas l’entraînement invisible. Le sommeil, la nutrition et la résilience mentale sont vos armes secrètes, celles qui vous permettront d’être non seulement en meilleure forme, mais aussi mentalement prêt pour les défis les plus intenses.
C’est en combinant la rigueur de la préparation physique avec la discipline de la technique et la force de l’esprit que vous deviendrez un combattant complet.
Vous avez d’autres questions? Partagez vos propres expériences de préparation physique ou de combat en commentant ci-dessous!
Article sur la force : https://www.rp-coach.fr/force/la-force-par-la-musculation/
